Alma et Typhanie
LEs VOIX de Samourailles
Typhanie
Typhanie
Je fonctionne par perception.
Je vois les liens, les structures, les fils visibles et invisibles qui organisent un être, ses élans comme ses tensions.
Je ne cherche pas à corriger ni à diriger. Je regarde, je ressens, je traduis —parfois par le dessin, parfois par le mot, parfois par la présence.
Quand je dessine, mes mains suivent un langage ancien.
Chaque trait est posé avec précision, non pour décorer, mais pour donner forme à quelque chose qui cherche à apparaître.
Mes créations sont des espaces symboliques. Elles n’imposent rien, n’expliquent rien. Elles ouvrent un champ de résonance, dans lequel chacun·e peut reconnaître ce qui est déjà là.
Je travaille avec l’intuition, la mémoire des formes et une écoute fine de ce qui demande à être assemblé.
Alma
Mon chemin m’a amenée à traverser des zones de dépouillement et de clarification profondes. Ces expériences ont façonné une présence directe, sensible et ancrée.
Ma manière d’être au monde passe avant tout par la parole et l’écriture.
Les mots s’imposent à moi comme un langage brut, incarné, parfois inconfortable, toujours vivant.
J’écris pour dire ce qui est là. Sans chercher à guider, expliquer ou transformer. Les textes posent une vérité nue, un point de contact avec le réel.
Mon rapport au rituel, au corps et à l’art est au service de cette voix.
Que ce soit par un geste, une présence ou un texte, je tiens un espace simple, sans promesse, où chacun·e peut rencontrer ce qui le traverse.
Je travaille avec le silence autant qu’avec les mots.
Avec ce qui est ancien, ce qui émerge, ce qui insiste.
Ce que je propose n’est pas une direction à suivre, mais une parole posée, à recevoir.
Samourailles est né de notre rencontre.
D’un lien amoureux, créatif et vivant, qui traverse nos pratiques comme nos vies.
Ce que nous créons ensemble prend des formes différentes — tatouage, dessin, texte, transmission — mais repose toujours sur la même chose : une présence partagée, un regard attentif, un cadre tenu avec intégrité.
Samourailles n’est pas un chemin à suivre.
C’est un espace qui existe.
Chacun·e y entre à sa manière.
