Alma et Typhanie
A l’origine de samourailles
Typhanie
Je fonctionne par perception.
Je vois les liens, les structures et les fils visibles ou invisibles qui traversent un être, une relation, un lieu. Je perçois les mouvements qui cherchent à se déployer, les tensions et les endroits qui demandent à être regardés autrement.
Cette manière de percevoir a toujours été là. Elle façonne ma relation au monde, ma manière d’écouter, de créer et d’entrer en lien.
Je suis profondément sensible à ce qui se dit autrement que par les mots. Cette sensibilité est au cœur de ma manière d’écouter, de créer et d’entrer en relation. Je ne cherche ni à corriger ni à diriger. Ma place est ailleurs : dans l’attention, la mise en relation et la traduction. Je suis une passeuse.
Je crée des ponts entre ce qui est ressenti et ce qui peut prendre forme, entre le visible et l’invisible. La plupart du temps, cette traduction passe par le dessin.
Lorsque je dessine, mes mains suivent un langage qui précède la pensée. C’est une mémoire, une architecture du subtil. Chaque ligne est posée avec précision pour donner une forme à ce qui cherche à apparaître. C’est ainsi que naissent les portails.
Ils n’expliquent pas une personne et ne lui imposent aucune lecture. Ils ouvrent un espace de résonance dans lequel quelque chose peut être reconnu, rassemblé ou remis en mouvement.
Certains portails prennent forme sur le papier. D’autres s’inscrivent dans la peau et deviennent des encrages. Le support change, mais mon geste reste le même : percevoir, écouter, relier et donner corps à ce qui demande à être rencontré.
À travers les portails, les encrages et les espaces que je crée, je cherche à rendre possible une rencontre plus directe avec soi — au-delà des définitions, des rôles et de ce que l’on croyait déjà savoir.
Alma
Mon chemin m’a amené à traverser des zones de dépouillement et des zones d’ombre très profondes.
Ces traversées ont façonné une présence directe, sensible et ancrée.
Je suis attachée à l’intégrité, à la liberté et aux cycles. Depuis plus de quinze ans, mon chemin est lié à l’évolution de la conscience et à ce qui permet à un être de revenir plus profondément à son essence. Le lien vivant aux astres, aux lignées, aux différentes cartographies de l’être révèle la toile visible et invisible qui relie nos héritages, nos mouvements intérieurs et la manière singulière dont chacun·e prend place dans le monde.
Je suis reliée à mes mondes intérieurs et engagée dans un processus de transformation permanent.
Mon rapport au rituel, au corps et à l’art est au service de cette voie.
Aujourd’hui, cela prend différentes formes d’alchimie :
— des transmissions, en 1:1 où je mets en mots ce qui est là, au-delà du visible
— l’écriture, à travers des fragments et une autofiction en cours d’écriture
— le tatouage, des cérémonies d’encrages puissantes
Je tiens des espaces sacrés, où chacun·e peut rencontrer ce qui le traverse.
Je travaille avec le silence autant qu’avec les mots. Avec la sagesse de mon âme. Avec la guérison ancestrale, la mort et la lumière. Avec ce qui émerge de l’invisible.
Samourailles est né de notre rencontre.
D’un lien amoureux, créatif et vivant, qui traverse nos pratiques comme nos vies.
C’est un territoire où l’invisible peut prendre forme.
Où ce qui était enfoui peut émerger.
Où une part de soi peut être reconnue.
Les portails, les transmissions, les encrages, les textes et les rencontres sont autant de chemins pour entrer en relation avec ce qui demande à être vu, reconnu et traversé.
